Mardi 15 Mai 2012 THE SPITS + THE DICTAPHONE au TEMPS MACHINE (Tours)

Mardi 15 Mai 2012 – (20h30 ouverture des portes, concerts à 21h)

THE SPITS + THE DICTAPHONE

Abonné 6€ Réduit 8€ Location 10€ Plein 12€
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THE DICTAPHONE (Tours, FR.)

On est ravi, pour accompagner les Spits, d’inviter The Dictaphone, pour son premier concert tourangeau, et 3ème concert de son existence. Depuis 2009, The Dictaphone sort des beaux disques sombres sur des labels au moins aussi obscurs que lui. Expérimentations punk, noise mécanique désabusée et psychédélisme latent sont les fondements d’un répertoire riche et entêtant.

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Pour rompre avec le traditionnel déluge de louanges, pourtant ici bien mérité, nous avons opté pour l’interview chinois© et essayer de désépaissir le mystère qui entoure ce punk.

Si tu étais une plage de la Côte d’Azur, pourrais tu nous raconter en quelques étapes-clés, ton parcours musical ?
J’ai commencé la musique tôt, en faisant grincer des fourchettes dans des casseroles, c’était mon idée de la musique expérimentale…
J’ai ensuite vite été rattrapé par des camarades, qui trouvaient plus utile que je frappe une batterie dans des groupes de punk-rock…
La batterie s’est imposée, puis pendant une période pauvre en inspiration du groupe Toddi Wellman, je me suis souvenu que je taquinais jadis la guitare, du coup j’ai monté Dictaphone, seul dans mon salon puis dans notre local, comme un grand avec l’aide de la technologie du futur : l’enregistreur 4 pistes à cassette.

Si tu étais un diplomate libanais, je sais que ce projet live a mis longtemps à mûrir, pourquoi comment ?
A la base, ça me convenait de faire Dictaphone en autiste, tranquilou bilou pendant 3 ans, et depuis à peu près 1 an, j’ai eu pas mal de demandes de concerts plutôt sympathiques , et au final, ça a fini par m’emmerder de dire à chaque fois « bah non, ch’peux pas, chui tout seul… mais bientôt !! », tout en sachant que le « bientôt » en question n’arriverait probablement jamais.
Et puis j’ai eu ce message du festival Roulement de Tambour qui me demandait de jouer à Rennes en mars, et sans réfléchir, j’ai dit oui.
J’ai fait les yeux doux à ceux des Toddi Wellman qu’il était possible de recruter et après 2 mois de répétitions intensives (un calvaire pour mes acolytes), PAF ! Premier concert à Rennes, et le pire, c’est que c’était bien cool !

Si tu étais un fruit particulièrement apprécié dans les bureaux du label Cocktail Pueblo, qui d’ailleurs, sort tout juste ton dernier disque, peux-tu nous donner tes 5 morceaux du jour (29 mars 2012) ?

Mes 5 morceaux du jour :

TRONICS – love backed by force

HUMAN EYE – impregnate the martian queen

FRANCIS BEBEY – new track

HOSPITALS – airplane there

JOHN FAHEY – sligo river blues

 

THE SPITS (Seattle, U.S.A.)

En un peu plus de 10 ans, 5 albums et une dizaine de 45 tours, The Spits se sont bâtis une légende. Une légende du punk américain. Une de plus, direz-vous. La différence, c’est que la légende est jeune, pas fatiguée, pas reformée, pas déformée, encore primairement débile et provocatrice. Ne se contentant pas de piller ouvertement les Ramones et de chopper ce qu’il y a de meilleur et de plus régressif chez Devo, les rois du foutage de gueule ajoutent à cette mixture un synthé baveux, une couche de crade-garage et, prenant leurs voix les plus crétines, chantent, mine de rien, des classiques à la pelle. Preuve de leur originalité et de leur influence : The Spits est sûrement un des groupes punk en activité le plus repris par ses contemporains.

En s’amusant des clichés punk, les sujets traités font la part belle au skate, au malaise adolescent, aux voitures des profs qui brûlent, etc. Cette stupidité apparente cache en réalité une érudition punk avec laquelle ils s’amusent à outrance.

Aussi à l’aise sur des splits 45t avec The Briefs ou NOFX (cherchez la scandaleuse pochette de ce split !), que sur les routes underground du garage américain, the Spits ne semblent avoir d’autres intérêts que de s’amuser. En live, fous, souvent déguisés, ils ont l’habitude de retourner les salles.

Voilà plus de 6 ans qu’ils n’ont pas tourné en Europe et ils sont attendus pour une petite tournée de moins d’un mois qui les mènera au Temps Machine parmi une demi-douzaine de dates en France. Voilà de quoi finir de vous convaincre de voir un groupe punk aussi culte que rare. (NR)

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